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  • Photo du rédacteurLaurent

Retour à la «civilisation»


Ainsi, nous voici de retour dans une ville… et, heureusement, une belle pour l’occasion. Toutefois, le contraste entre ce que nous avons vécu pendant quelques mois et ce que nous vivons actuellement est saisissant… Fini les arbres, vive les maisons… Fini les sentiers en forêt, vive les rues bondées de gens, de motos, de voitures... Fini le silence apaisant de la nature, vive le bruit des sirènes,… Fini la simplicité, vive le monde complexe connecté !

Et une question me taraude : que recherchent ces animaux civilisés appelés «humains» dans ces espaces ?


J’ai beau me poser la question et esquisser plein de scénarios, j’avoue avoir de la peine à tout comprendre. Je ne comprends pas qu’on puisse passer 1h30 chaque jour dans une boîte en métal, entouré d’autres bipèdes dans d’autres boîtes en métal, pour aller gagner de l’argent… Je ne comprends pas la raison d’être de ces boutiques éphémères proposant à la clientèle tant d’objets inutiles ayant parcouru la terre entière, et ce pour assouvir un plaisir de consommation souvent non essentiel… Je ne comprends pas le succès de toutes ces chaînes de restauration rapide proposant à la clientèle de la nourriture recomposée, déstructurée, sucrée-salée-grasse et surtout sans intérêt nutritif…

Bon, vous aurez compris, je dépeins là certains mauvais côtés. Sûrement parce que le choc est violent entre le Parc Naturel des Cévennes et la ville de Marseille. Mais rassurez-vous, il y a aussi des bons côtés à la ville. Le monde bigarré, les odeurs de la rue longue des Capucines, les saveurs de monde, les promenades dans les Calanques, le Stade Vélodrome, la proximité des centres de soins, les musées et la culture en général..



Je comprends en tout cas que je ne suis pas fait pour vivre dans une grande ville, ou alors pas longtemps. En même temps, je ne suis pas non plus fait pour être perdu dans la forêt avec comme seuls voisins une harde de sangliers… Sûrement que comme souvent, mon juste milieu se trouve au milieu… C’est aussi ce que je recherchais durant cette année sympathique, c’est à dire me confronter à différents milieux, partager des parcours de vie et des contextes différents. Et après plus de 120 jours, je suis servi ! Nous rencontrons une panoplie de vie, d’expériences, de savoir-faire. Nous passons de forêts en garrigues, de roseaux en vignes, de monts en bords de mer… La pause prochaine sera bénéfique, elle nous permettra de digérer les 5 premiers mois de notre année particulière !


1 Comment


Claude Champrenaud
Nov 30, 2023

En tout cas bravo à vous d’avoir eu le courage de larguer les amarres pour expérimenter en vrai toutes ces vies possibles!

Et merci de nous emmener un bout avec vous à travers vos publications

Je me réjouis déjà de vous revoir quelque part

😘💕

Claude

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