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  • Photo du rédacteurAnaïs

La greffe, quel ar(t)bre !

Alors que notre séjour sur Alzen prend fin, je reviens sur les différents univers dans lesquels j’ai plongé. J’ai l’impression que des portes se sont ouvertes sur un art du jardinage que je connaissais pas, pour finir sur un changement de paradigme qui me fait faire une sacrée gymnastique du cerveau !

Je m’explique… en simplifiant...



Grâce à Mathieu, je découvre l’art de la greffe et des (presque) infinies possibilités de «marier» des arbres, pour tirer le meilleur de chacun. J’observe ses gestes précis et fluides : ouvrir un espace sur le porte-greffe (celui dont les racines nous intéressent, en fonction du type de sol) et insérer un greffon (celui que nous avons choisi pour la saveur de ses fruits). Il faut ensuite bien le ligaturer pour que les cambium des deux espèces se touchent et que la fusion s’opère. Pour terminer, on recouvre de mastic pour «imperméabiliser» le tout. Ensuite, il faut passer régulièrement pour enlever les bourgeons du porte-greffe qui repoussent, afin que l’arbre se concentre sur le greffon. Il sera ensuite nécessaire de tuteurer le greffon, ce qui permet à la fois de le protéger et de l’orienter au plus près du tronc du porte-greffe. C’est ainsi que par la suite, on ne voit plus (ou quasiment plus) la jonction entre les deux.

Il existe plusieurs techniques, en fonction de la période de l’année (et la montée de sève), le diamètre du porte-greffe, le type de greffon… Mathieu donne régulièrement des stages pour initier les intéressés. Nous y avons donc pris part et nous nous sommes essayé à cette technique pas si évidente finalement… J’ai mesuré ce jour-là combien j’ai appris les jours précédents en observant Mathieu, qui a pris le temps de m’expliquer le pourquoi et le comment de ses gestes. Merci le wwoofing ! Et de nouveau, je mesure à quel point la répétition est apprentissage, permettant au corps d’intégrer des gestes maladroits au départ, et ce dans tous les domaines !



Grâce à Morgane, je continue de découvrir la vannerie, par petites touches, et le monde des boutures. Près de la serre se trouvent les boutures, boostées par l’eau de saule, et la pépinière à marcottage, pour noisetiers et châtaigniers. Ensemble, nous redonnons vie au potager, quelque peu envahi par les herbes. Les buttes sont désherbées, grelinées, paillées, puis les oignons trouvent leur place, quelques aromatiques sont divisées et réparties dans les bandes de verger. Et quel plaisir pour les yeux de voir ces haies pleines de fleurs aux couleurs différentes… !


Les enfants jouent, entre la cabane, les Indiens, les chiots, les hommes préhistoriques… Eux aussi ont plongé dans plein d’univers différents !



J’aime, au fil de cette année, œuvrer dans différents projets et au-delà, me sentir au service de Gaïa. J’ai cette semaine écouté le Sommet de la Résilience, organisé par Murielle de l’Oasis des 3 chênes au Portugal. Il est doux de sentir, percevoir, participer à la co-création d’un monde plus résilient, plus juste, plus attentionné, plus confiant et joyeux. Je choisis le parti d’en faire partie !


Avant de terminer le séjour ici, je participe avec Mathieu à un stage sur l’agroforestie syntropique, avec Manon André… Un tout nouveau paradigme, où la coopération entre les plantes remplace la compétitivité, notamment en terme d’accès aux différentes ressources comme l’eau ou la lumière. L’idée est de planter, le même jour, très dense (très très dense), des plantes qui atteindront différentes strates et que nous taillerons (beaucoup) pour reproduire les perturbations du milieu naturel (orage, les animaux qui piétinent et broutent). La bio-masse fournie par les tailles permet une auto-régulation de l’eau (donc une baisse de la nécessité d’arroser). Ernst Götsch, son fondateur, dit : «L’eau, ça se plante !» A certains endroits du globe, notamment au Brésil où est née cette approche, un micro-climat a été généré, avec des températures bien plus appréciables. Bref, une approche en 4 dimensions qui remet en question bien des choses en terme de verdure… A voir si j’ai envie de tenter l’expérience sur un bout de notre jardin sierrois…




Je pense que vous avez admiré leur octogone, tellement charmant avec sa toiture végétalisée (bon, c’était lourd de porter toute cette terre là-haut, heureusement quelques copains sont venus en renfort!). C’est un bel espace. Cependant, c’est un seul espace. Et avec le froid qui s’est invité de nouveau, cela paraît vite petit. Ce fut donc aussi un défi de trouver un équilibre à 8, entre les besoins des uns et des autres (de bouger ou de silence par exemple…).


J’observe à quel point les différents pans de nos vies s’imbriquent, ou pas. Entre espace personnel, du couple, de la famille, de la vie professionnelle… En recherche d’équilibre dans une impermanence constante… Et au milieu de tout cela, se réserver des espaces d’intimité et prendre soin de soi et les uns des autres.


Je nous souhaite à tous, funambules de la vie, d’avancer, pas à pas, dans la joie et la confiance, dans les échanges et le partage.

«Le bonheur se multiplie quand on le partage»... Soyons des multiplicateurs en partageant nos sourires, nos regards, nos rêves, nos espoirs, notre gratitude...

3 коментарі


Hélène Champrenaud
Hélène Champrenaud
13 трав.

Désolé faute de frappe ! Vos présences sont bien précieuses 😉

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Hélène Champrenaud
Hélène Champrenaud
13 трав.

Chère amie! Cette photo de vous quatre et la boule de neige m a littéralement envahie de joie! Vous êtes magnifiques et vos présences sont précieux sur cette terre! Bonne route ! Et tout plein de bonheur sur cette même route🩷🩷🌸🌸 avec toute ma tendresse 🪷🪷

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Isabelle Alborghetti
27 квіт.

Merci Anaïs pour toutes tes explications sur la technique de la greffe ! C’est vraiment intéressant! 😃

Et dans ton post, tu soulignes que « Le bonheur se multiplie quand on le partage » : c’est en tout cas ce que ta petite famille et toi-même faites en nous partageant vos merveilleuses aventures! 🌈

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