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  • Photo du rédacteurAnaïs

Découvertes auvergnates

Notre chemin nous a donc menés en Auvergne, alors que nous ne pensions pas monter si «haut». Que de découvertes en peu de temps… !



Nous avons commencé par le nord, à la frontière entre le Puy-de-Dôme et l’Allier, que nos hôtes néerlandais se font un plaisir de nous faire découvrir. C’est tout de même original d’être guidé dans son pays natal par des natifs d’une autre contrée ! Comme il sera amusant de les entendre chanter - en grands amateurs de chanson française - «Douce France, cher pays de mon enfance...» avec un joli accent que Laurent n’aura pas réussi à imiter !



Notre rencontre sera une des plus courtes et malgré la différence de langue, tout de même belle et enrichissante. Comme à chaque fois, je suis portée par la foi, l’enthousiasme, la passion et la ferveur de nos hôtes. Il en faut de la volonté pour s’installer dans un coin de pays où le brouillard inonde la forêt au mois de juin, où les ronces ont envahi les 2 hectares de terrain qu’ils possèdent, où tout est à construire, rénover et rêver.


Frederika, William et Antoine plantent et sèment une forêt jardin et un potager de vivaces. Je découvre ainsi de nombreuses variétés perpétuelles que je me réjouis d’implanter à notre retour, ainsi que des arbres ou arbustes comestibles. La nature est tellement abondante, surprenante et variée… !


Ils œuvrent au rythme de la nature. En effet, comme Laurent vous l’a déjà raconté, c’est avec la faux que le terrain est dégagé, et c’est grâce aux cochons et au bouc que la terre est labourée et libérée des ronces en quelques mois. Ils appliquent aussi la méthode Berkley qui permet d’avoir du compost mûr en 3 semaines, avec quelques séances de fitness gratuites au passage lors de son brassage…


C’est aussi en leur compagnie qu’Amaël fête son passage de dizaine, lors d’une mémorable soirée pizza au jardin de notre gîte. Heureusement, le soleil s’était invité en fin d’après-midi, nous réchauffant un peu. Qu’importe, dans le cœur, c’était chaud…




Pour célébrer notre garçon en chemin vers l’adolescence, nous prenons quelques jours de road trip à la découverte de l’Auvergne et de l’un de ses trésors : les volcans. Nous commençons par le volcan de Lemptégy, qui nous en apprend long sur la roche volcanique qui en a été extraite pendant une quinzaine d’année, sur la géologie et la formation des volcans.


Ensuite nous rejoignons les monts du Sancy, où Amaël a choisi un hébergement insolite pour son anniversaire : une nuit en cabane dans un sapin de 200 ans, à 7m de hauteur. Quelle sensation d’être perchés à hauteur d’oiseau, d’avoir vue sur les branches et de sentir la cabane tanguer au gré du vent… Et ce qui amuse beaucoup les enfants, c’est de monter et descendre les bagages grâce à une poulie…


Nous reprenons la route pour Mont-Dore puis Saint-Nectaire et ses environs, dont Farges, où les mystères autour du fromage emblématique de la région sont levés. Nous y visitons des grottes troglodytiques, qui servaient alors de caves d’affinage, et encore avant de réserves alimentaires et d’habitations cachées des envahisseurs… Notre guide nous explique la différence entre fromage fermier ou laitier, le temps d’affinage, les races bovines locales, et comment nos ancêtres ont vécu dans ces grottes. Et à votre avis, quel souvenir part avec nous dans les bagages… ? Indice : il parfume aussi la voiture et ne fera pas le voyage retour jusqu’en Suisse !




Notre découverte du Puy-de-Dôme ne saurait faire l’impasse du Puy de Dôme ! C’est là que nous donnent rendez-vous Philippe, un ami de longue date de la famille, et Monique sa compagne. Nous montons dans le train à crémaillère qui nous emmène à 1465 mètres d’altitude, au sommet du Puy de Dôme. Le brouillard, le froid et la bruine nous accompagnent aussi et bouchent la vue sur les sommets environnants. Il paraît que par beau temps, l’on peut voir le Mont Blanc… Bon, ben, on reviendra… ! Nous y observons les ruines du temple de Mercure, édifié à l’époque par les Romains. De nombreux vestiges romains sont d’ailleurs découverts régulièrement lors de travaux dans la ville, qui occasionnent alors des fouilles archéologiques.


Philippe et Monique nous accueillent avec générosité à Clermont-Ferrand, et nous emmènent aussi visiter le musée de l’Aventure Michelin. J’y découvre l’histoire des frères Michelin, novateurs et visionnaires, qui, au début du siècle dernier, ont développé la technique du pneu, misé sur la mobilité et facilité le tourisme en éditant des cartes et le fameux Guide Rouge, ou Guide Michelin, qui répertoriait les établissements où se loger et se nourrir lors d’escapades. J’y apprends aussi que Michelin fut l’une des premières entreprises françaises à instaurer le taylorisme dans ses ateliers, et que la guerre et les courses automobiles ont servi (et servent encore aujourd’hui...) de laboratoire technique... Inventifs et audacieux, les frères avaient par exemple mis au point des systèmes de test de leurs pneus, comme la «Mille-pattes», une voiture à rallonge, à l’intérieur de laquelle se trouvait un pneu de camion. Le secret du nom d’une pâtisserie chère à Katia et à nos papilles, le Paris-Brest, est levé : les frères avaient organisé une course cyclique Paris-Brest-Paris et ont réussi à convaincre un des coureurs de l’époque de concourir avec leur pneumatique, crevable mais aussi regonflable, à l’inverse des roues de l’époque. Pari réussi : il a gagné avec 8h d’avance sur le 2ème et les derniers arrivent 10 jours plus tard. Un pâtissier a alors créé ce gâteau et lui a donné le nom de la course ! Ils ont aussi su manier la publicité et à travers le bonhomme Michelin, ont gravé leur identité au niveau mondial.




Philippe, en grand spécialiste des Meccano, permet aux enfants de plonger dans cet univers créatif, où tout est possible avec un tournevis entre les mains. Les garçons montent diverses figurines et véhicules, qu’ils font évoluer et avec lesquels ils jouent longuement. Monique quant à elle nous régale de plats traditionnels de la cuisine française, comme la blanquette de veau.


Une parenthèse dans la Loire pour notre avant-dernier woofing, avant de revenir en Auvergne mais au sud cette fois dans le Cantal, nous amène chez Nathanaël, à la ferme du Phaux à Noirétable. Il cultive des petits fruits et sans vouloir vous mettre l’eau à la bouche, je vous assure que son exigence amène à des produits d’excellence… Mais cela fera l’objet d’un autre article...


Merci encore à tous ces Auvergnats d’adoption, qui nous ont fait découvrir cette région devenue chère à leur cœur et qui a empli les nôtres de magnifiques souvenirs ! L'Auvergne restera pour moi le mariage de nuances de courbes et de vert avec les volcans et de jaune avec les genêts...

3 Comments


Philippe Antoine
Philippe Antoine
Jun 26

Bonjouir et Merci à vous tous de ce passage chez nous


Au plaisir de nous revoir dès que possible.

Bises Philippe et Monique

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Philippe Antoine
Philippe Antoine
Jun 26

Merci pour cette belle rédaction

Cette analyse pleines de souvenirs est un joli commentaire qui résume très bien votre passage en Auvergne. Nous vous félicitons tous de cette bbelle réussite de votre voyage découverte, de culture naturelle nouricière, géographique ret historique. C'est de l'enseoignement scolaire au naturel. Bientendu bon courage popur la suite

Bises à tous Philippe et Monique

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Isabelle Alborghetti
Jun 18

Oh! 😮 Une nuit dans une cabane dans un sapin, quelle expérience cela a dû être !

Merci également pour les explications sur l’origine de la pâtisserie Paris-Brest ! J’y penserai la prochaine fois que j’en mangerai une !

Bisous ! 🌸

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