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  • Photo du rédacteurAnaïs

Bis repetita et fin

L’automne a pris ses quartiers, les arbres se sont parés de nuances de couleurs variées, les châtaignes ont fini de tomber.

Il nous reste donc à relever une dernière fois les filets, avant de les plier et les remiser à la cave, où ils attendront avant d’être de nouveau amarrés à la saison prochaine.




Quand la pluie est passée, c’est moins agréable de ramasser. Le terrain est glissant, les feuilles collent et les gants sont vite trempés. La météo alterne entre gouttes de pluie et éclaircies. Mais cela ne me dérange pas de travailler sous la bruine (tant que ce n’est pas trop fort et que mes habits ne sont pas trop mouillés!). Je suis bien dehors, dans le silence des Cévennes, avec pour musique le chant des oiseaux, les feuilles brassées et les châtaignes qui tombent au fond du seau. Au milieu, des bribes de conversation, avec Laure, ou Claire, une wooffeuse qui nous a rejoint pour quelques jours.


Quand le temps est trop mauvais, on continue avec les châtaignes, à l’abri dans la maison. Une fois que les châtaignes sur les claies ont séché, on les remet dans une caisse, pour que la nouvelle récolte humide prenne leur place sur un étage. Si on a le temps, on les trie au passage (vous vous souvenez…?!).

Et puis surtout, il reste à trier les petites châtaignes de l’an passé. Mises à sécher dans la clède, elles sont passées en machine (dont je me me souviens plus le nom) pour les éplucher. Conservées dans un bidon hermétique, nous les trions : on ne garde que celles qui sont belles, blanches et rouges (c’est juste un peu de peau qui reste) et on éloigne les véreuses, les noires, même si ce n’est qu’un tout petit point noir. Elles sont ensuite conservées dans un autre bidon bien hermétique afin de ne pas rancir, avant d’être réduites en farine, chez un ami de Laure et Fred qui est équipé d’un moulin.


Il y a bien aussi quelques étiquettes à coller, mais là, trop facile, ce sont des étiquettes auto-collantes ! Il n’y a qu’à les placer droites !


Les garçons de leur côté font du bois, je les laisse vous raconter...


Quant à la clède, c’est comme une petite maison, en pierre comme les autres. En bas, il y a un poêle, dont le feu doit sans cesse brûler pour maintenir une certaine température. A l’étage du dessus, les châtaignes sont mises à sécher. Fred et Laure mettent leur clède à disposition pour d’autres castanéiculteurs. Pendant plus d’un mois, le feu fera son œuvre. Cette opération permet d’enlever l’humidité, facilite l’épluchage et améliore la conservation.


Pour se changer un peu les idées, samedi dernier, nous sommes allés au Festival de la Soupe, à Florac. Un festival bon enfant, où l’on commence par acheter un petit bol en céramique, orné de «gens de la soupe, Florac 2023», attaché à une ficelle à passer autour de notre cou. Un peu partout dans la ville, des stands des différentes associations proposent de la soupe. Faites la queue et faites-vous servir, tant qu’il en reste ! De la musique, des spectacles… Nous participons par exemple à un «Chant pour tous, Improvisation Musicale Collective» : un «chef d’orchestre» au centre - tout le monde en cercle autour de lui - sépare le groupe en sous-groupes et propose une mélodie, ou un rythme à scander en boucle. Petit à petit émerge un chant collectif. Ceux qui osent se placent au centre et guident à leur tour l’ensemble dans une improvisation unique et originale. Un beau moment de paix, de joie et d’œuvre collective.


Il nous reste une dizaine de jours en Cévennes. Espérons que le temps nous permette encore quelques balades aux environs. J’aimerais aussi beaucoup passer du temps avec Laure dans son jardin, car elle a une belle expérience. Mais elle-même regrette, lorsque la saison de la châtaigne bat son plein, de ne pas avoir le temps de mettre les pieds au potager, à part pour y récolter quelques légumes.


A la prochaine pour la suite des aventures !

1 Kommentar


Isabelle Alborghetti
02. Nov. 2023

Coucou Anaïs!

Grâce aux informations détaillées que tu donnes sur la cueillette et le séchage des châtaignes, nous nous rendons compte que c’est tout un travail, et qu’il doit être fait manuellement!

Quant au Festival de la soupe, je vous imagine fort bien déambuler les rues avec votre petit bol en céramique attaché autour du cou ! Cela devait être rigolo !

Bisous ! 🌸

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